Chez Vic

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Archive pour mars, 2009

Grand-père

Posté : 30 mars, 2009 @ 11:05 dans textes personnels | 1 commentaire »

Mon souvenir de toi est si lointain,
Me rappelant de ta coquetterie,
Tu te préparais pour de nouvelles sorties
J’avais quinze ans quand je t’accompagnais.
L’itinéraire était toujours le même
Ce rituel jamais détourné,
Ton élégance, ta prestance me ravissaient,
Accrochée à ton bras, on me jalousait!
Ces filles en fleur, ces femmes nous enviaient,
Tu étais beau, ton regard épinglait
Ces fragiles papillons émerveillaient,
Et tes yeux de braise les ensorcelaient.
Je sais que ma présence te gênait,
Tu aurais voulu leur rendre hommage,
Mais ta tendre petite fille bien-aimée
Suspendue à ton bras t’en détournait!
Je t’observais et cela m’amusait!
Cher grand-père comme tu étais coquet,
Lissant moustache et soulevant chapeau
Quand tu les croisais tu faisais le beau.

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Dans la Tempête

Posté : 29 mars, 2009 @ 10:19 dans textes personnels | Pas de commentaires »

Dans nos chambres paisibles
Que certains partagent,
Le jour se lève, une matinée commence.
Les infirmières s’activent
Telle une ruche
Pour nous faire absorber
Un miel au goût de fiel.

Entrés de notre plein gré
Par les bourrasques extérieures,
Des révoltent grondent,
Comme l’océan déchaîné
Où nous sommes ballottés.
Des amitiés se créent,
Liens enchevêtrés,
Cordes nouées du bateau,
Où nous sommes tous embarqués.
On entend par moment
Des craquements incontrôlés,
D’un mat déboussolé
Qui tente, désespéré,
De Résister.

Les marins se serrent les coudes
Les mains dressées,
Pour retenir ce mât
Et l’empêcher de se briser.
La tempête s’apaise ;
Les moussaillons, épuisés,
Se retrouvent dans le quart,
Buvant un café chaud,
Une cigarette aux coins des lèvres.
Le sourire revient, le mât est sauvé.
L’équipage, soulagés, heureux, apaisé,
Se dirige lentement, vers l’avant pont,
Où le soleil bienfaisant les attend.

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Sculptures

Posté : 29 mars, 2009 @ 10:13 dans sculptures | Pas de commentaires »

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Espoirs

Posté : 28 mars, 2009 @ 8:09 dans textes personnels | 1 commentaire »

Lignes imaginaires, cercles qui t’enferment, pyramides infranchissables si tu ne désires plus avancer.
Les lendemains peuvent être enchantés et chantés sur les crêtes des vagues et des montagnes, émeraude et bleu profond mêlés, terre de Sienne et sable fin.
Regards croisés, sombres ou dorés où l’on peut lire, le temps d’une infime seconde, l’admiration ou la complicité.
Fugitif moment qui nous fait ressentir un bien être dans l’après.
Les marches du temps, inexorablement franchis une à une pour mieux sentir et ressentir ou quatre à quatre pour trébucher et rater des instants importants.
Une ombre passe, auréolée d’ors ou de noirceurs, qui nous donne envie de suivre ou de fuir.
L’esprit s’égare dans la jungle humide, mouvante, poisseuse, visqueuse et se débat entre les lianes qui l’enlacent.
Soudain, accalmie de cet être en détresse ; l’horizon n’est plus cette ligne infinie, rectiligne où on ne voit ou ne croit voir que le néant.
Ce peut être le début de l’aventure exaltante, surprenante, déroutante.
Déroutante par ses surprises inattendues, enfant sommeillant au tréfonds de notre moi, à qui nous ne laissons pas le loisir de s’exprimer, désirs refoulés
D’un adulte spontané nous dirons qu’il manque de recul, mais d’un petit d’homme nous aurons un sourire attendri.
Quel paradoxe sommes-nous !
Etrange être humain donnant naissance à une vie dont on ne sait jamais ce qu’elle sera !
Qu’importe ! Le cercle tourne sans fin, comme les aiguilles d’une horloge qui marque les heures, le temps qui passe.
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Illusions

Posté : 27 mars, 2009 @ 11:59 dans textes personnels | 1 commentaire »

Sourires factices, rires trop joyeux
Donnés par ces pilules jaunes, bleus, safrans,
Regards désespérés, démarches hésitantes
Que ces cachets ne peuvent stabiliser.

 Leurres sans fin, esprits embrumés.
Comme la lune cette nuit cachée.
Pluies de larmes, cris silencieux
De ces âmes déchirées par l’angoisse.

Une armée d’ombres, d’esprits égarés
A la recherche d’un verre, à moitié vide,
A moitié plein. Balance déséquilibrée
Où le coeur et la raison oscillent.

Verrons-nous la fin de ce monde sans faim ?
Qu’elle est cette peur qui nous étreint ?
Ce mal de vivre, ce mal de l’être ?
Cette fuite en avant, ces retours en arrière .

Il y a tant de choses à faire.
Tant à réaliser, à voir, à écouter.
Nos yeux, nos oreilles se ferment
Que pour écouter cet intérieur blessé.

 La vie est pourtant belle, sommes-nous narcissiques ?
Pas de la beauté, mais du mal qui nous ronge ?
Pourquoi baisser les bras, las de cette lutte ?
Fatigue intense d’un questionnement inutile ?

Avançons, avançons sur ce chemin escarpé
Où en haut de la colline des cieux azurés
Nous attendent pour nous aider, à voir,
En nous-mêmes, que nous avons des trésors cachés
Que nous refoulons pour nous complaire, par faiblesse ?
Par démission ? Dans ces pilules jaunes, bleues, safrans.

 

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