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Archive pour la catégorie 'textes personnels'

bonheur simple

Posté : 6 avril, 2009 @ 10:40 dans textes personnels | 1 commentaire »

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Mes grands-parents n’habitaient pas très loin de chez moi et il m’était facile d’aller leur rendre visite tous les jours.
C’était un immeuble datant des années 30, un peu rococo, ils avaient un grand balcon en rotonde.

Mémé adorait les oiseaux et elle avait un couple de canaris qui chantaient toute la journée, çà me saoulait un peu, mais bon elle était tellement heureuse !

Quand j’allais leur rendre visite, j’adorais   m’occuper de « son look »  !

Je me souviens : j’arrivais toujours avant le départ de mon oncle, qui habitait encore avec eux, car il avait une moto d’enfer et avant de partir travailler il m’emmenait faire une petite ballade, j’adorais ! Mes petits bras entouraient sa taille et cheveux au vent, ils étaient très longs, nous filions sur la route, à cette époque le port du casque n’était pas obligatoire ! Ensuite il me ramenait et une bise sur sa joue, sa grande moustache me chatouillait le cou, je remontais quatre à quatre les marches de l’immeuble pour aller rejoindre ma grand-mère, et la séance commençait.
Allez Mémé, viens je vais te laver la tête !
- Mais non, mais non khélissima, tu as autre chose à faire de plus amusant !
- Tu sais bien que j’aime m’occuper de toi ! allez zou : viens.

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Nous allions dans la salle-de-bain, elle vêtue dans long peignoir blanc, elle s’asseyait sur un siège, tête bien en arrière au-dessus du lavabo et je lui lavais la tête. Elle avait de très longs cheveux blancs, légers comme des plumes, neigeux comme des nuages et fins comme des fils d’ange. Pas une ombre de jaunissement. Pur !
C’était un régal de m’occuper d’elle. Ensuite, nous allions dans la salle à manger, non, le salon, elle s’installait confortablement dans un fauteuil, les jambes allongées sur un repose-pieds (elle souffrait beaucoup et ne pouvait rester longtemps debout). Je la peignais délicatement et ensuite je lui faisais une mise en plis, par moment elle hurlait car je lui piquais le crâne avec les épingles qui tenaient les rouleaux  et nous étions morte de rire ;  elle me récitait des poèmes qu’elle avait composés dans la matinée. Je lui mettais ensuite un filet sur la tête et pendant que ses cheveux séchaient, je me blottissais contre ses jambes, sur un gros pouf, et elle continuait de me faire la lecture. Elle avait un beau regard doux, un peu délavé par le temps, comme un ciel gris effiloché. Les oiseaux chantaient et mon grand-père se préparait pour sa ballade habituelle, se noircissant la moustache avec un bouchon qu’il brûlait !
Hé pépé ? où tu vas comme çà ?
- Je vais rejoindre mes amis boire mon café turc. Parfois je l’accompagnais.
Vers 4 h, nous nous préparions un goûter : café au lait et monas faite maison, hummmm que c’était bon ! Des fois ma soeur ou mes cousines venaient aussi et çà je détestais ! Je n’aimais pas du tout « partager » ma grand-mère ! Elles cassaient l’ambiance douce des lectures et des écritures avec leurs blablablas de gamines chiantes, j’étais l’aînée, oh pas de beaucoup : deux ans pour la première, mais bon, je les trouvais insipides et sottes ! Alors je fermais bien vite le cahier de poèmes de ma grand-mère, il n’était pas question qu’elles s’introduisent dans notre espace secret, de toute façon elles n’y comprenaient rien ! C’était ma façon de voir à l’époque ! Le charme était rompu, je coiffais mémé et je filais ensuite faire du patin à roulettes (c’était des roues en métal avec des roulements à billes que l’on attachait avec des lanières de cuir !) avec mes copains, garçons, je n’aimais pas trop les filles que je trouvais nunuches et pleines de manières stupides et c’était à celui qui allait le plus vite dans les descentes ! Ou bien je partais au stade pour aller faire de l’athlétisme où je me régalais aussi à courir comme une dératée ! D’ailleurs : je cours toujours  !

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Voilà ! j’avais envie de partager avec vous ces petits moments de bonheur simple.

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Amours éphémères

Posté : 6 avril, 2009 @ 10:35 dans textes personnels | Pas de commentaires »

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Mon âme vivante
Mon coeur tremblant,
Lisse ce corps
Las des coups
Se recroquevillent
S’enferment dans l’automne
Attendre l’hiver
Que vienne le printemps
Pour qu’éclose
En flammes jaillissantes 

 

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Ce lys si pur
Ce lys si pâle
Diaphane, fragile,
Tremblant de l’attente
D’une aurore flamboyante
D’un espoir éphémère
Des amours triomphantes.
Elles ne durent que le temps
D’un vol de papillon
Légères et puissantes
Chant d’amour du grillon,
L’hiver il s’éteint,
Temps chagrin;
Le printemps cocon
Été éclosion.
 

 

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Noël

Posté : 6 avril, 2009 @ 10:31 dans textes personnels | Pas de commentaires »

Noël est là,
Immuable.
Triste ou gai,
Imperturbable.

Seule joie ?
Regards des petits
Qui ma foi
Nous réconcilient.

Enfant,
Nous l’avons été.
Vieillissant,
Source de regrets ?

Nostalgie
Tu nous saisies.
Amertume
Tu nous consumes.

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TOI

Posté : 6 avril, 2009 @ 10:29 dans textes personnels | Pas de commentaires »

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Le sol se dérobe
sous mes pas
Quand je t’aperçois
Mon coeur gronde,
C’est l’émoi ;
Il s’envole vers toi.
Où es-tu ?
Passager du vent !
Toi, l’insondable,
Toi, l’indomptable,
Toi, l’insaisissable.
Mon corps, marécage,
Attend le mirage,
Que ton âme sauvage
S’apprivoise.

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La soirée est finie …

Posté : 5 avril, 2009 @ 10:38 dans textes personnels | Pas de commentaires »

La soirée est finie …
Seule, devant mon comptoir,
Les copains sont partis.
Seule avec mon désespoir

devant ma cave …. vide !!!

Rien à mettre dans l’gosier
Pour me tenir compagnie !
Plus une goutte d’eau de vie,
Me reste plus qu’à m’pieuter !

Etrange nuit mes amis
Où le sommeil me fuit.
Etrange nuit mes amis,
Qui ? Me sort de mon ennui ?
 

Silence … chut …ils dorrrrrment.
Lune malicieuse veille,
En attendant leur réveil
Et leurs écrits bonhommes !

la petite tristesse

Posté : 4 avril, 2009 @ 11:52 dans textes personnels | Pas de commentaires »

Elle somnolait.
Allongée sur le sable chaud,
le ressac des vagues la berçait.. eau01.gif
eau01.gifSes longs cheveux noirs légèrement ondulés
encadraient ce beau visage de madone italienne
dont seules ses paupières,
fermées sur son regard, frémissaient.
La petite tristesse eau01.gif
qui affaissait doucement la commissure des lèvres pulpeuses
donnait envie de la sortir de son demi-sommeil,
qu’attendait-elle ?
Rien. eau01.gif

Ce n’était qu’une éternelle petite tristesse
qui donnait vie aux traits réguliers
de ce masque trop beau.

(Essai – 1er septembre – newsgroup littérature thème proposé : la petite tristesse)

Rachel

Posté : 4 avril, 2009 @ 11:37 dans textes personnels | 1 commentaire »

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Tu m’as donné le goût de l’écriture,
Lisant tes nombreux poèmes édités,
Tu m’as laissée avec cette cassure,
Mon âme et mon coeur se sont effrités
Lorsque tu as si vite disparu.
Je me souviens de nos fou rires,
Nous conjuguions amours et vérités,
Je me souviens O combien tes sourires
Réchauffaient la petite fille révoltée.
Nous partagions mille et un secrets,
Complice de tes rêves inachevés,
Les miens étaient en pleine maturité,
Grand-mère, mais pourquoi m’as-tu laissée?
Tu es ma symphonie achevée,
Je ne savais pas combien je t’aimais.
Tu es partie vers tes anges ailés
Tu es en moi, grand-mère, tant aimée.

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Grand-père

Posté : 30 mars, 2009 @ 11:05 dans textes personnels | 1 commentaire »

Mon souvenir de toi est si lointain,
Me rappelant de ta coquetterie,
Tu te préparais pour de nouvelles sorties
J’avais quinze ans quand je t’accompagnais.
L’itinéraire était toujours le même
Ce rituel jamais détourné,
Ton élégance, ta prestance me ravissaient,
Accrochée à ton bras, on me jalousait!
Ces filles en fleur, ces femmes nous enviaient,
Tu étais beau, ton regard épinglait
Ces fragiles papillons émerveillaient,
Et tes yeux de braise les ensorcelaient.
Je sais que ma présence te gênait,
Tu aurais voulu leur rendre hommage,
Mais ta tendre petite fille bien-aimée
Suspendue à ton bras t’en détournait!
Je t’observais et cela m’amusait!
Cher grand-père comme tu étais coquet,
Lissant moustache et soulevant chapeau
Quand tu les croisais tu faisais le beau.

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Dans la Tempête

Posté : 29 mars, 2009 @ 10:19 dans textes personnels | Pas de commentaires »

Dans nos chambres paisibles
Que certains partagent,
Le jour se lève, une matinée commence.
Les infirmières s’activent
Telle une ruche
Pour nous faire absorber
Un miel au goût de fiel.

Entrés de notre plein gré
Par les bourrasques extérieures,
Des révoltent grondent,
Comme l’océan déchaîné
Où nous sommes ballottés.
Des amitiés se créent,
Liens enchevêtrés,
Cordes nouées du bateau,
Où nous sommes tous embarqués.
On entend par moment
Des craquements incontrôlés,
D’un mat déboussolé
Qui tente, désespéré,
De Résister.

Les marins se serrent les coudes
Les mains dressées,
Pour retenir ce mât
Et l’empêcher de se briser.
La tempête s’apaise ;
Les moussaillons, épuisés,
Se retrouvent dans le quart,
Buvant un café chaud,
Une cigarette aux coins des lèvres.
Le sourire revient, le mât est sauvé.
L’équipage, soulagés, heureux, apaisé,
Se dirige lentement, vers l’avant pont,
Où le soleil bienfaisant les attend.

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Espoirs

Posté : 28 mars, 2009 @ 8:09 dans textes personnels | 1 commentaire »

Lignes imaginaires, cercles qui t’enferment, pyramides infranchissables si tu ne désires plus avancer.
Les lendemains peuvent être enchantés et chantés sur les crêtes des vagues et des montagnes, émeraude et bleu profond mêlés, terre de Sienne et sable fin.
Regards croisés, sombres ou dorés où l’on peut lire, le temps d’une infime seconde, l’admiration ou la complicité.
Fugitif moment qui nous fait ressentir un bien être dans l’après.
Les marches du temps, inexorablement franchis une à une pour mieux sentir et ressentir ou quatre à quatre pour trébucher et rater des instants importants.
Une ombre passe, auréolée d’ors ou de noirceurs, qui nous donne envie de suivre ou de fuir.
L’esprit s’égare dans la jungle humide, mouvante, poisseuse, visqueuse et se débat entre les lianes qui l’enlacent.
Soudain, accalmie de cet être en détresse ; l’horizon n’est plus cette ligne infinie, rectiligne où on ne voit ou ne croit voir que le néant.
Ce peut être le début de l’aventure exaltante, surprenante, déroutante.
Déroutante par ses surprises inattendues, enfant sommeillant au tréfonds de notre moi, à qui nous ne laissons pas le loisir de s’exprimer, désirs refoulés
D’un adulte spontané nous dirons qu’il manque de recul, mais d’un petit d’homme nous aurons un sourire attendri.
Quel paradoxe sommes-nous !
Etrange être humain donnant naissance à une vie dont on ne sait jamais ce qu’elle sera !
Qu’importe ! Le cercle tourne sans fin, comme les aiguilles d’une horloge qui marque les heures, le temps qui passe.
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